Historique :
Le gène déterminant la présence de taches sur les robes de chevaux est ancien, comme l'attestent certaines peintures rupestres de l'époque de l'homme de Cro-Magnon. Durant des siècles, ce type de chevaux fut très apprécié en Europe comme en Asie, et l'art chinois du 17è siècle en fournit de nombreuses représentations.
Les conquistadors introduisirent le gène en Amérique avec leurs chevaux qui, quelques générations plus tard, finirent par arriver chez les Indiens Nez-Percés, installées le long de la rivière Palouse, dans le Nord-Est de l'Oregon. Ce fut certainement la prmière tribu à avoir un programme de reproduction sélectif soumis à des règles strictes, destiné à améliorer le plus possible le cheptel. Ce sont donc eux qui développèrent l'Appaloosa, considéré comme la plus ancienne race américaine.
Une fois que les colons eurent exterminé les Nez-Percés, les Appaloosa furent dispersés dans tout le pays et les croisements, fruit du hasard, affaiblirent les souches.
De nos jours, l'Appaloosa bénéficie d'un regain de popularité. Il n'est pas forcément tacheté mais doit comporter trois particularités : une membrane sclérotique blanche autour de la pupille, des sabots rayés et une peau tachetée sous la robe.
L'Appaloosa est un très bon cheval polyvalent, souvent utilisé comme cheval de travail ou dans les épreuves de tri (Cow Pony), de roping, et de barrel racing en monte western. On le retrouve aussi dans les concours de modèles et allures ou de chevaux de selle, de loisirs ou de couleur, surtout en Grande-Bretagne. Il se prête également bien à l'équitation sportive d'extérieur et au saut d'obstacles.
Les Appaloosa américain et européen présentent des différences importantes. Les premiers ont été croisés avec des Quarter Horses dont il ont hérité la taille et la morphologie. Les seconds sont plus grands et ressemblent davantage à des demi-sang, ce qui les prédestine au saut et au dessage. Leurs qualités sont de plus en plus reconnues aux Etats-Unis.